Un regard…

… sur mon parcours photographique

Merci à Thomas Dubrunquez pour ce texte…

« On photographie ce qu’on a regardé, donc on se photographie soi-même. » D. Roche.

Catherine Aledda photographie – intérieurement voire intimement – depuis ses premières années. Des moments ordinaires aux instants extraordinaires. L’appareil n’était pas souvent présent. Néanmoins son regard s’affine et construit son rapport au monde. Une bibliothèque de couleurs et d’émotions, de senteurs et d’impressions.

« Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l’enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange. » B. Brandt.

De rencontres avec elle-même aux rencontres avec son propre monde, la photographie prend place. L’appareil devient présent. L’œil et son prolongement !

« S’il n’y a pas d’émotion, s’il n’y a pas un choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre de photo. C’est la photo qui nous prend. » H. Cartier-Bresson.

Son œil se souvient des peintures et autres compositions picturales. Ses émotions révèlent la singularité de son abord du quotidien. Elle appréhende la complexité de ces choses presque seules et oubliées et en propose un regard ample et pictural, une invitation à voyager dans nos rapports au monde singuliers, majoritairement porté, à ses débuts, par les couleurs du noir et blanc.

 « La photographie, c’est un cri de lumière, le photographe c’est l’homme du silence. » R. Donnadieu.